Histoire et palmarès du club

L'épopée d'un club hors normes

  1. 1919

    Avant-propos

    « Lorsque naît le projet d’un nouveau site internet pour le CSSA, il apparaît parfois comme des évidences, dont celle de confier la rédaction de l’Histoire du club à celui dont plus personne ne doute du talent. Celui qui, au gré de sa plume, a déjà écrit trois ouvrages pour le club de son cœur. Celui qui est aujourd’hui l’une des mémoires vivantes du CSSA… Le dévoué Yanny Hureaux. Alors pour avoir accepté de mettre votre passion au service de notre nouveau site internet et pour y avoir passé de longues heures… merci Yanny ! »

     

    Fondée en 1919 par le professeur de lycée Marcel Schmitt, bien qu'arborant le nom de la deuxième ville des Ardennes, l'Union Athlétique Sedan-Torcy (U.A.S.T.) est à ses débuts un club de football campagnard doté d'un "terrain"sans pelouse ni tribune joliment nommé "le Bourrelet". Dans l'ombre du FC Braux, de l'Union Sportive des Deux-Vireux et de L'Oympique de Charleville, alors les clubs phares du football ardennais, l'UAST stagne dans le modeste championnat départemental puis dans celui de Marne-Ardennes. En 1936, année où Charleville dispute la finale de la Coupe de France, "Le Bourrelet" bien que demeurant un "terrain de football" est élevé au rang d'un stade auquel l'on offre le nom d'un maire de Sedan qui vient de décéder : "Emile Albeau".

    En 1945, l'U.A.S.T. doit sa survie à André Trubert, son ancien gardien de but devenu tout à la fois dirigeant, trésorier et laveur des maillots, des culottes et des bas de ses protégés ! Gestionnaire scrupuleux de caisses qui sonnent creux, capable de sermonner un joueur qui a égaré un lacet, celui que l'on nomme "le Père Trubert", s'en vient un jour de 1947 frapper à la porte du bureau directorial des Draperies Sedanaises. L'y accueillent les deux jeunes patrons, Lucien Laurant et son frère Maurice à qui il propose de prendre une carte de membre de l'UAST. Les deux frères qui n'entendent rien ou presque...

  2. 1947

    Les Frères Laurant pour commencer

    Un jour de 1947, Lucien Laurant et son frère Maurice, les deux jeunes patrons des Draperies Sedanaises reçoivent la visite d'André Trubert, un démarcheur pas comme les autres. Il vient leur demander de prendre une carte de membre de l'UAST, l'Union Athlétique Sedan-Torcy, l'humble club dont il est le trésorier. Les deux frères qui n'entendent rien ou presque au football donnent tellement gros que Trubert, stupéfait , s'en vient bientôt leur demander d'entrer dans le comité des dirigeants de l'UAST . En acceptant la proposition, Lucien et Maurice Laurant ne se doutent guère qu'ils vont enfanter une des plus belles épopées du football de France. Un vrai conte de fées !

    Ceux que déjà lon' nomme "Les frères Laurant" s'adonnent à leur UAST comme à leurs Draperies. Avec foi, ardeur et pragmatisme. Leur coup de génie est de provoquer une symbiose entre les deux entreprises dont les destins vont être étroitement liés. Ils entendent recruter de bons joueurs amateurs en leur proposant un emploi dans leur usine textile. Germe alors l'ère fabuleuse des footballeurs-ouvriers dont, en 1948, le capitaine et entraîneur est recruté, lui, comme directeur commercial. Son nom : Louis Dugauguez ! Fils d'un mineur du Nord, cet instituteur dont la carrière de footballeur professionnel du club de Lens a été brisée par la guerre, inculque d'emblée à ses coéquipiers sedanais une rage de vaincre servie par un esprit de corps forgé tant à l'usine que sur le terrain de football. Propulsé par ce meneur d'hommes exceptionnel, géré de main de maître par les frères Laurant, l'UAST, en cinq saisons, est propulsé aux portes du championnat de France professionnel de Deuxième division, empochant au passage plus d'un titre dans le championnat de France des Amateurs. Les Ardennes ouvrières s'identifient à ses footballeurs en bleu de chauffe, les Roman, Pascal, Kusmir, Czekaj, Sereck, Eloy ... dont elles vivent passionnément les exploits dans le bouillonnant stade Emile-Albeau ou collées au poste radio quand leurs idoles accomplissent un incroyable exploit en Coupe de France en accédant en 1950, aux quarts de finale de la Coupe de France.

  3. 1953-54

    Les footballeurs ouvriers : la naissance d'un mythe

    En 1953-54, l'UAST fait de fracassants débuts dans le championnat de France de Deuxième division : Marseille l'élimine de justesse en demi-finale de la Coupe de France ! Ce jour-là, dans l'équipe sedanaise aux côtes des pionniers Eloy, Robert Carpentier et Pascal, se défoncent des nouveaux venus que leur entraîneur Louis Dugauguez, le fin recruteur Gaëtan Chrétien, et les Draperies s'emploient à les habiller de l'étoffe des héros. Voici les Brény et Fulgenzi, Célestin Oliver et son frère Christian, le Normand Michel Lefèbvre, l'espagnol Diégo Cuenca ! Voici Bochard, Roszak, Camberlain, d'autres encore ! Tous, cela va sans dire, sont soudés corps et âme dans l'étreinte de journées rythmées. Au sortir d'un déplacement, dès leur arrivée dans la matinée du lundi, à Sedan, direction l'usine ! Leur salaire de footballeur ? En gros, il double ce qu'ils gagnent à l'usine.

    La France entière se passionne pour ce club vraiment pas comme les autres qui, avant d'accéder à la Première division, dispute quarante-deux matches consécutifs sans en perdre un seul. Lors de sa première saison dans l'élite, il entre dans l'histoire en remportant, le 20 mai 1956, face à Troyes, la finale de la Coupe de France dans un stade de Colombes envahi par dix mille Ardennais qui avant le coup d'envoi ont acclamé Dudule, le sanglier-mascotte. La fête va continuer avec une nouvelle génération de footballeurs-ouvriers dont Bernard, Maryan, André Perrin, Tillon, Stamm, Salaber, Salem; Lemasson, Lebert, Polak et le footballeur-lycéen Zacharie Noah. Aux côtés des deux vénérables anciens Brény et Fulgenzi, cinq ans après leur premier triomphe, les fabuleux Sedanais et leur nouvelle mascotte Dora, remportent derechef la finale de la Coupe de France, le 7 mai 1961, face à Nîmes. A Sedan, dans le char du triomphe acclamé par une foule en délire, nullement paniqué, Yannick, un bambin de dix-huit mois, voit son papa Zacharie Noah, brandir une grande coupe en argent dans laquelle il venait de l'asseoir.

  4. 1962

    Ardents ardennais


    Honorés par la presse sportive du titre "d'Ardents Ardennais" , la venue de "Sedan" crée l'événement dans tous les stades de France et pas seulement à Reims où se dispute un derby coloré à souhait. Et à Emile-Albeau, quelle ambiance de feu quand l'UAST y vainc les plus grands clubs! Lors de la saison 1962-63, Sedan manque de peu d'être champion de France de Première division avec une équipe qui fut une des plus belles de l'ère de Louis Dugauguez.

    Autour de Maryan et de Michelin, fabuleuses "plaques tournantes", du canonnier Salem, s'ébat une génération de nouveaux où brillent notamment Pierre Tordo et Roger Lemerre. Bientôt les rejoindront d'autres jeunes, les Cardoni, Di Salvio, Roy et Marie, avec qui, incroyable mais vrai, en mai 1965, Sedan dispute au Parc des Princes, face à Rennes, la finale de la Coupe de France, sa troisième en neuf ans ! Alors que les équipes sont à égalité, en refusant à la dernière minute du match un penalty flagrant commis sur Herbet, l'arbitre prive Sedan d'une victoire amplement méritée. Rejouée, trois jours plus tard, la finale est gagnée par les Bretons.

  5. 1966

    De l'UAST au Racing Club Paris Sedan


    L'année suivante, Paris, oui, Paris ! dont le Racing-Club stagne en Deuxième division propose, moyennant finances, de retrouver sa gloire passée en se mariant à l'UAST qui durant trois saisons aura pour nom : "le Racing Club de Paris-Sedan" ! Un fusion fantaisiste puisque tous les matchs à domicile se dérouleront au stade Albeau.

    Reste qu'elle révèle au grand jour ce qui n'en finit pas de hanter les dirigeants sedanais : le lancinant manque de moyens financiers. Maurice Laurant ne peut assurer l'avenir du club qu'en s'adonnant chaque fin de saison, la mort dans l'âme, à une fatale obligation : "vendre" un ou plusieurs de ses meilleurs joueurs.

    C'est dire que l'instauration, en 1969, du "contrat à temps" va priver les dirigeants sedanais de leur source principale de revenus. Désormais, le joueur n'étant plus lié à son club par un "contrat à vie", dès lors qu'il a honoré son "contrat à temps", s'il est sollicité par un autre club, c'est lui qui empoche l'essentiel du montant du transfert.

  6. 1969-76

    Laurant-Dugauguez, la fin d'une époque


    Le "système Laurant" ne pouvant désormais fonctionner, Sedan ne pourra plus tenir. Voilà qui ne l'empêche pas de réaliser de 1969 jusqu'en 1974, un superbe baroud d'honneur avec des joueurs dont les noms scintillent dans un crépuscule annoncé. Quel feu d'artifice avec Charrier, Broissart, Bourgeois, Dellamore, Zamosjski, Dalheb, Osim et les autres !

    En 1969, à Bordeaux, les Sedanais sont injustement éliminés lors des demi- finales de la Coupe de France. L'année suivante, ils manquent de peu le titre de champion de France ! Mais les dés sont jetés sur les parchemins où se négocient les transferts des footballeurs professionnels.

    En 1974, Louis Dugauguez, tire sa révérence. L'année suivante, relégué en Deuxième division, Sedan, dont les finances sont exsangues se marie au modeste club ardennais de Mouzon. Les frères Laurant s'en vont, le coeur gros,mais la tête haute. Que va devenir leur "Sedan"relégué en 1976, en Troisième division ?

  7. 1977-87

    Jacki Nix, président du désormais « CSSA »


    Changeant de nouveau de nom, devenu le Club Sportif Sedan-Ardennes, le CSSA va errer durant vingt-cinq années dans l'anonymat de la Troisieme division, n'en sortant qu'épisodiquement lors d'un exploit en Coupe de France ou lors d'un bref retour en Deuxième division. Un quart de siècle! Un quart de siècle durant lequel, Sedan devra sa survie à des hommes animés des vertus héritées des footballeurs-ouvriers : l'ardeur, le courage, l'abnégation, l'humilité.

    Dix années durant, de 1977 à 1987, en noble disciple de Maurice Laurant auquel il voue une grande admiration, le président Jacki Nix va, contre vents et marées, tenir la barre d'un club qui cherche à se réinventer. Formés à l'école de Louis Dugauguez, les anciens joueurs Yvan Roy et Pierre Tordo assurent successivement la fonction d'entraîneur. Dans le comité directeur du CSSA, autour notamment de Pierre Raux, Jean Morin, Christian Libotte s'activent des anciens de la grande époque, René Aimont, Michel Charlot, Pierre Bohant. Et s'y investit Francis Tissot, digne fils de son père Roger Tissot, légendaire dirigeant de l'UAST.

    En 1983, l'ardeur et le dévouement de tous ces hommes de l'ombre président, dirigeants, entraîneurs sont enfin récompensés par le retour en Deuxième division des joueurs de Pierre Tordo. Hommage soit rendu à Luczkow, Trassart, Lefèvre, Plaut, Compère, Raux, Curé, Martinot, Borkowski, Frappart, Leduc, Buffet, Duhoux, Martinovic, Chomlafel !

  8. 1991

    L'ère Le Flochmoan

    Il était hélas écrit que sans le sou, la brève embellie allait déboucher sur une crise majeure au demeurant pas uniquement financière. Jacki Nix s'en va, laissant dans l'histoire du club l'empreinte d'un grand président. Après un intérim de Gérard Charroy, la présidence est assurée par Francis Roumy, homme bouillonnant, habité depuis son enfance par la passion de Sedan.

    Entre alors en scène Michel Le Flochmoan, un entraîneur de talent, fin stratège. Bien qu'ayant durant trois années consécutives assuré l'invincibilité de l'équipe première au stade Albeau, il devra attendre 1991 avant d'être enfin récompensé par un retour en Deuxième division, avec une équipe qui dans ses rangs compte de nombreux joueurs originaires des Ardennes, dont Pourchaux, Fouzari, Jacquier, Lefèvre et Hallou .

    Deux ans plus tard, en 1993, si l'élégant et efficace attaquant Jean-Louis Mazzéo n'avait pas été victime en février de l'agression d'un défenseur de Martigues qui lui brise une jambe, Le Flochmoan et ses hommes auraient obtenu en juin une consécration historique. Le retour en Première division leur échappe pour bien peu de points. Tumultueuses sont les deux saisons suivantes. La première s'achève sur une victoire miraculeuse à Rouen qui sauve Sedan de la relégation en Troisième division devenue le championnat de National. La deuxième, elle, ne l'empêchera pas.

  9. 1993

    Pascal Urano : de l'ombre à la lumière

    Si Francis Roumy est encore le président en titre du CSSA, l'homme de l'ombre qui compte a pour nom Pascal Urano. L'arrivée dans l'univers du football de ce chef d'entreprise ardennais est fortuite. C'est à l'invitation de Claude Vissac , le député-maire de Sedan qu'en 1993, il est venu pour la première fois assister à un match à Sedan. D'emblée, comme possédé par la magie d'Emile-Albeau, il est décidé à recruter de bons joueurs chargés d'assurer dès la première saison le retour en Deuxième division. Au bout de trois mois : une série de défaites a provoqué le départ de Michel Le Flochmoan et celui de Sarramagna, son éphémère successeur, remplacé par Bruno Metsu, un entraîneur à la recherche d'un nouveau défi.

  10. 1998

    Le « Sorcier Blanc » bâtisseur du nouveau Sedan


    Il y a du Louis Dugauguez dans ce Bruno Metsu, meneur d'hommes à qui lors de la saison 1997-98 sont confiés des joueurs dont plus aucun club ne veut et qui, faute d'installations sportives dignes de ce nom, s'entraînent dans des bourbiers. La chevelure en crinière, le rugissant Bruno Metsu en fait des combattants habités par la rage de vaincre de leur entraîneur.

    A leur manière, ces footballeurs oubliés sont les dignes héritiers de footballeurs- ouvriers du début de l'ère de Louis Dugauguez. Quel formidable retour de flammes de l'histoire ils vont provoquer en embrasant les Ardennes entières ! Le 23 mai 1998, jour où le retour en Deuxième division est acquis, ils réduisent en cendres le stade Emile-Albeau où brillent de mille feux les héros de tout un peuple ressuscité : Sachy, Satorra, Oliveira, Elzéard, Quint, Jouault, Brandès, Deblock, Pabois, N'Dièfi, Alonzo, Mionnet, Di Rocco ...! Et ce n'est qu'un début !

    Bruno Metsu étant parti "pour raisons personnelles", son adjoint Patrick Remy lui succède. A lui et à ses footballeurs que l'on disait "oubliés" vont échoir l'honneur d'écrire en lettres d'or sur le palmarès de Sedan, la saison 1998-99. Elle est sacrée par le retour en Première division et une finale de la Coupe de France contre Nantes, au Stade de France où le 15 mai, où vingt mille Ardennais défoncent les écrans de millions de téléspectateurs. En accordant un penalty à des Nantais qui n'en croient pas leurs yeux, l'arbitre Pascal Garibian sidère tous les commentateurs et crucifie tout un peuple habillé de vert et de rouge, les couleurs du CSSA.

  11. 2000

    Sedan, une nouvelle épopée


    Un quart de siècle après l'avoir quitté, Sedan retrouve l'élite du football de France. Dés le 10 octobre 2000, le conte de fées se déroule dans un cadre somptueux, digne du vingt-et-unième siècle : un nouveau stade ! Capable d'accueillir quelques vingt-cinq mille spectateurs, il n'en demeure pas moins respectueux du glorieux passé du club : érigé à l'orée de feu Emile-Albeau, il porte le nom de l'entraîneur légendaire Louis Dugauguez. Le CSSA y brille d'emblée, l'étincelant Cédric Mionnet allant jusqu'à orchestrer la déroute par cinq buts à un du Paris-Saint-Germain, dont l'entraîneur le lendemain est remercié. La saison suivante, le rêve d'une nouvelle finale de Coupe de France est brisé à Bastia, lors des demi-finales. En dépit des exploits de l'attaquant ailé Henri Camara, idole de Louis-Dugauguez, et du remplacement de l'entraîneur Henri Stambouli par Dominique Bathenay, Sedan, en 2003, est relégué en Ligue 2.

  12. 2005

    Nouvelle finale ; nouvelle désillusion

    Deux ans plus tard, le CSSA du président Urano et de l'entraîneur Serge Romano offrent aux Ardennes et à la laie Césarine une nouvelle apothéose. Le 4 juin 2005 au Stade de France, Sedan affronte Auxerre en finale de la Coupe de France. Belle équipe que celle que le peuple vert-et-rouge acclame ! Y joue un enfant du pays, le gardien Patrick Regnault. Belhadj, Ducourtioux, Henin, Njanka, quels défenseurs ! Abdou, Amalfitano, Citony, Neumann, Noro, quels milieux de terrain ! Mokaké, Gagnier, Citony, quels attaquants ! Auxerre ouvre le score. Noro égalise d'un maître tir. A l'ultime minute, un but bourguignon anéantit les Ardennes avec lesquelles une fois de plus, la finale de la Coupe de France se montre sans pitié.

  13. 2006

    Sedan, la folie des grandeurs

    Un an plus tard, le 12 mai 2006, au stade Dugauguez plein comme jamais, vingt-trois mille spectateurs acclament la victoire de Sedan sur Guingamp. Elle sacre le retour en Ligue 1 auquel ont contribué pour beaucoup des joueurs de grand talent : Ciani, Boutabout, Marin et Sartre. Pascal Urano, fin connaisseur de l'univers d'un football, président qui ne mâche pas ses mots, craint mais aussi aimé de ses joueurs, accorde grande importance au projet d'un outil sportif à "Bazeilles".

    Dans le vaste parc du château de cette bourgade proche de Sedan, il a implanté un centre d'entraînement et de formation que bien des grands clubs seraient ravis de posséder.

    Sans les longues indisponibilités, suite à de graves blessures, de Yahia, Noro, Le Moigne et Sartre, le CSSA n'aurait pas été condamné à ne demeurer qu'une saison en Ligue 1. Mais dès la première saison dans la Ligue 2 retrouvée, grâce notamment à Moussa Sow et Djamel Abdoun et plus encore aux exploits du gardien de but Patrick Regnault, le CSSA manque d'un rien le droit de disputer la finale de la Coupe de France que lui ravit Lyon en demi-finale. Et pour trois points, lui échappe le droit de se hisser de nouveau en Ligue 1 et de profiter de la manne des droits de transmission des matchs à la télévision.

  14. 2011

    L'échec de trop, la chute d'un symbole


    Dire qu'en 2011 et en 2012, il s'en faut, de nouveau, d'un rien pour que le CSSA accède à la salvatrice Ligue 1 ! Maudit à jamais soit entre autres cruelles déconvenues, la défaite concédée à Istres au printemps de 2011 !

    Le président Urano est dans l'obligation de séparer de tous ses meilleurs joueurs, une décision qui à la fin de la saison 2012-2013 ne provoque pas seulement la relégation en National. Placé en redressement puis en liquidation judiciaire, condamné à dégringoler dans le piètre championnat de CFA2, Sedan va-t-il disparaître à jamais ?

  15. 2013

    Le phœnix sedanais


    Attisée par le tumulte médiatique, l'angoisse de milliers d'Ardennais s'apaise quelque peu quand, le 12 août 2013, le tribunal de commerce de Sedan entérine la reprise du CSSA par Marc Dubois avec son frère Gilles.

    Clin d'oeil de l'histoire, comme en 1947, ce sont deux frères qui prennent en main le destin du club. Ardennais de souche et fiers de l'être, supporters de longue date du CSSA où Gilles a joué brièvement en Troisième division, et où Marc entrepreneur, a fondé dans le Var, le Groupe Aplus spécialisé dans les résidences médicalisées pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et dans le tourisme de bien-être avec ou sans hébergement (spa, spa resort).

    Suite à deux accessions consécutives de CFA2 au championnat National, le CSSA s'apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire...


    Yanny Hureaux